Depuis ce 27 septembre 2026, un nouveau texte européen s’applique aux rayons cosmétiques : la directive « Empowering Consumers for the Green Transition » (EmpCo), qui s’attaque directement aux mentions comme « naturel », « respectueux de l’environnement » ou « biodégradable » lorsqu’elles ne s’appuient sur aucune preuve vérifiable. Ce texte n’arrive pas seul : il vient boucler, en quelques mois, une série de règles qui redessinent en profondeur ce que les marques de beauté peuvent encore écrire sur un flacon.
Ce qui change concrètement sur les étiquettes
Quatre obligations distinctes se superposent désormais pour tout produit cosmétique vendu en France :
- Fin des allégations vertes non prouvées : depuis le 27 septembre 2026, une mention comme « éco-responsable » doit reposer sur une preuve reconnue à l’échelle européenne, et non plus sur la seule appréciation du fabricant. Les formulations vagues type « respecte la planète » deviennent risquées pour la marque qui les emploie.
- Beaucoup plus d’allergènes déclarés : depuis le 31 juillet 2026, le nombre de substances parfumantes à mentionner obligatoirement sur l'emballage est passé d’une vingtaine à plus de 80. Les personnes aux peaux sensibles ou allergiques disposent enfin d’une liste d’ingrédients bien plus complète pour repérer les substances qui les concernent.
- Interdiction des PFAS ajoutés intentionnellement : depuis le 1er janvier 2026, la France interdit la fabrication, l’importation et la commercialisation de cosmétiques contenant volontairement ces substances chimiques persistantes, utilisées historiquement pour leur effet lissant ou imperméabilisant.
- Emballages plus sobres : le règlement européen sur les emballages (PPWR), appliqué depuis le 12 août 2026, impose une recyclabilité renforcée et une réduction du poids et du volume des contenants — moins de sur-emballage autour du flacon.
Pourquoi cette accumulation de règles change la donne pour les consommateurs
Ces obligations ne visent pas les mêmes cibles, mais elles convergent vers un seul objectif : rendre l’étiquette plus fiable que l’argument marketing. Les marques positionnées sur le marché de la cosmétique bio et naturelle sont particulièrement concernées, puisque ce sont précisément leurs allégations « vertes » que l’EmpCo vient encadrer.
Côté routine beauté, la tendance à alléger le nombre de produits appliqués chaque jour — le skinimalisme — prend un sens nouveau : moins de références utilisées, c’est aussi moins de substances allergisantes potentielles à croiser au quotidien, à l’heure où la liste des allergènes à surveiller s’allonge nettement.
Enfin, les outils qui aident à choisir un produit devront eux aussi s’adapter : les applications qui misent sur l’intelligence artificielle pour orienter les achats beauté ne pourront plus s’appuyer sur des arguments environnementaux non étayés pour recommander une référence, sous peine de relayer une allégation désormais interdite.
Questions fréquentes
La directive EmpCo interdit-elle tous les cosmétiques « naturels » ?
Non. Elle n’interdit pas le terme « naturel » en soi, mais exige que toute allégation environnementale soit démontrable et vérifiable. Une marque peut continuer à revendiquer une formule bio ou naturelle si elle peut le prouver.
Les nouveaux allergènes concernent-ils tous les cosmétiques ?
L’obligation porte sur tout produit contenant des substances parfumantes, quel que soit le type de cosmétique (soin, maquillage, hygiène). La liste élargie s’applique aux emballages mis sur le marché depuis le 31 juillet 2026.
Que faire d’un produit acheté avant ces changements ?
Il reste utilisable normalement : les nouvelles règles s’appliquent à la mise sur le marché des produits, pas à ceux déjà achetés ou en stock chez le consommateur.
Sources
- Reguloo — Réglementation cosmétique 2026 : obligations, risques et délais clés
- Le Motif — PFAS interdits dans les cosmétiques : ce qui change
- Le Motif — Cosmétique : l’industrie européenne alerte sur le poids de la réglementation
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
