Hausse du gaz et pompe à chaleur aidée : ce qui change pour les ménages modestes

Le 1er octobre 2026 restera une date à deux visages pour les factures d’énergie des Français. D’un côté, le prix repère du gaz a encore grimpé, pesant un peu plus sur les budgets. De l’autre, le même jour, l’État a ouvert une nouvelle aide à la pompe à chaleur réservée aux ménages modestes, pensée justement pour sortir du gaz et du fioul. Deux décisions qui se répondent, et qu’il vaut mieux connaître ensemble pour arbitrer ses choix de chauffage avant l’hiver.

Le gaz augmente encore de 6,3 %

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé une hausse de 6,3 % TTC du prix repère de vente du gaz au 1er octobre 2026, qui passe de 172,05 €/MWh à 182,88 €/MWh. Cette hausse ne s’applique directement qu’aux contrats indexés sur ce repère ; les foyers ayant souscrit une offre à prix fixe, environ 40 % des consommateurs résidentiels fin 2025, n’en ressentent pas l’effet immédiat. Pour les autres, la CRE chiffre le surcoût moyen à 5,28 € sur la facture d’octobre, et pour un foyer consommant 11 200 kWh par an, la facture annuelle atteint désormais environ 1 991 €, soit 121 € de plus qu’avec la grille de septembre. Ce n’est pas un cas isolé : une précédente hausse du prix du gaz avait déjà touché des millions de foyers à la rentrée, confirmant une tendance qui pousse de plus en plus de ménages à chercher une alternative au chauffage au gaz.

Une offre intégrée pour installer une pompe à chaleur

C’est précisément le 1er octobre 2026 que le gouvernement a ouvert les précommandes d’une nouvelle offre intégrée pompe à chaleur, réservée aux propriétaires d’une maison individuelle aux revenus modestes ou très modestes au sens de l’Anah. Le dispositif ne se limite pas à une subvention : il regroupe dans un même contrat l’équipement et sa pose, une offre d’électricité à prix fixe pendant trois ans, la maintenance et le pilotage de la consommation, avec une prise en charge du reste à charge. L’aide moyenne annoncée atteint 9 800 € par ménage, financée via les certificats d’économies d’énergie (CEE).

  • Logement visé : maison individuelle, chauffée au gaz ou au fioul
  • Plafonds de ressources : par exemple 29 253 € de revenu fiscal pour une personne seule en Île-de-France, 22 259 € dans les autres régions
  • Non cumulable avec MaPrimeRénov’
  • Objectif affiché : 55 000 pompes à chaleur air/eau installées en deux ans, premières poses annoncées dès novembre

Comment s’y retrouver avant de se décider

Avant de remplacer une chaudière, il est utile de comparer les postes de dépense dans leur ensemble. Le choix d’une pompe à chaleur s’inscrit souvent dans une réflexion plus large sur les économies d’énergie du logement, qui peut aussi passer par des travaux de rénovation ciblés sur l’isolation. Sur le plan des équipements, les règles fiscales ne sont pas toujours lisibles : la TVA réduite sur la climatisation réversible ne s’applique par exemple qu’à des conditions précises, un point de vigilance qui vaut aussi pour les pompes à chaleur air/eau visées par la nouvelle offre. Côté contrat d’électricité, les ménages qui franchissent le pas peuvent aussi regarder du côté des heures creuses, déjà ouvertes aux petits consommateurs d’électricité, pour amortir une partie du coût de fonctionnement d’une pompe à chaleur. Ces arbitrages relèvent avant tout d’une bonne gestion de vie pratique au quotidien, budget par budget.

Questions fréquentes

Qui peut bénéficier de la nouvelle aide à la pompe à chaleur ?

Les propriétaires occupants d’une maison individuelle, classés ménages modestes ou très modestes selon les plafonds de ressources de l’Anah, qui souhaitent remplacer un chauffage au gaz ou au fioul.

Cette aide est-elle cumulable avec MaPrimeRénov’ ?

Non, les deux dispositifs ne sont pas cumulables : le ménage doit choisir l’un ou l’autre selon ce qui est le plus avantageux pour son projet.

La hausse du prix du gaz concerne-t-elle tous les contrats ?

Non, elle touche uniquement les offres indexées sur le prix repère publié par la CRE. Les contrats à prix fixe, souscrits par environ 40 % des foyers résidentiels fin 2025, ne sont pas affectés dans l’immédiat.

Sources

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Estelle Fontaine
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