Bijoux et montres : les ventes résistent en France malgré la flambée de l’or

Le secteur français de la bijouterie et de l’horlogerie affiche une santé insolente en 2026. Selon les chiffres publiés en février par l’observatoire professionnel Francéclat, les ventes de bijoux et de montres ont progressé de 1% sur le marché domestique, pour atteindre 5,9 milliards d’euros. Un résultat obtenu dans un contexte pourtant marqué par une envolée spectaculaire des cours des métaux précieux, qui pèse directement sur le prix final payé par les consommateurs.

Un marché domestique qui tient bon

Après plusieurs années de forte croissance post-pandémie, la filière horlogerie-bijouterie-joaillerie-orfèvrerie (HBJO) confirme sa capacité à absorber les chocs. Les exportations, elles, accélèrent nettement : la bijouterie-joaillerie française a vu ses ventes à l’étranger bondir de 5% pour atteindre 8,61 milliards d’euros, tandis que l’horlogerie progresse de 2% à 2,87 milliards d’euros. L’Union européenne, notamment l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne, reste le premier débouché, devant les États-Unis, Hong Kong et la Chine. La Suisse, de son côté, concentre à elle seule 21% des exportations horlogères françaises et 39% de celles de bijouterie-joaillerie, confirmant son rôle de plaque tournante du commerce mondial du luxe.

Ces résultats interviennent alors que le réseau de distribution spécialisé reste dense sur le territoire. La base SIRENE recensait, en mai 2026, environ 11 130 établissements actifs sous le code d’activité dédié au commerce de détail d’articles d’horlogerie et de bijouterie, soit approximativement un point de vente pour 6 100 habitants. L’Île-de-France concentre la plus forte proportion de magasins, tandis que la Corse affiche la densité la plus élevée rapportée à sa population.

L’or, l’argent et le platine à des niveaux inédits

La flambée des métaux précieux constitue le fait marquant de cette séquence. Sur la seule année 2025, l’or s’est apprécié de 38% en euros, l’argent de 35% et le platine de 27%. Une dynamique qui s’est encore accentuée en janvier 2026, avec des hausses respectives de 33%, 123% et 79% sur un an. Mécaniquement, ce renchérissement des matières premières se répercute sur les étiquettes : selon l’Insee, le prix moyen des montres a bondi de 31,8% entre 2015 et 2025, un rythme bien supérieur à l’inflation générale sur la période, mesurée à 16,5%.

  • Prix moyen d’une montre importée en France en 2025 : environ 1 603 euros, en hausse de 31,5% par rapport à 2015
  • Dépense annuelle moyenne par foyer français : 116 euros, pour un panier moyen de 377 euros chez les acheteurs effectifs
  • Part des foyers français achetant au moins un bijou ou une montre par an : environ 30,8%

Un secteur qui pèse lourd dans l’économie française

Au-delà des chiffres de vente, la filière HBJO représente un poids économique conséquent : environ 70 000 emplois et 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé pour l’ensemble horlogerie, bijouterie-joaillerie et arts de la table, pour un excédent commercial de 1,6 milliard d’euros. Un solde positif suffisamment rare dans l’industrie française pour être souligné, à l’heure où de nombreux secteurs manufacturiers peinent à équilibrer leurs échanges extérieurs.

Pour les consommateurs, cette conjoncture invite à la vigilance au moment de l’achat, que ce soit pour un bijou en or, une montre de marque ou un accessoire de mode. Les professionnels du secteur, réunis notamment lors des salons dédiés à la bijouterie et à l’horlogerie, misent sur la personnalisation et la traçabilité pour fidéliser une clientèle plus regardante sur l’origine des matières premières. Certains observateurs y voient aussi un parallèle avec les comportements observés sur les marchés de la finance, où l’or physique retrouve les faveurs des épargnants en quête de valeurs refuges.

Questions fréquentes

Pourquoi le prix des montres et bijoux augmente-t-il autant ?

La hausse s’explique principalement par l’envolée des cours de l’or, de l’argent et du platine, matières premières indispensables à la fabrication des pièces. Ces métaux ont enregistré des progressions à deux ou trois chiffres en euros entre 2025 et janvier 2026, un mouvement directement répercuté sur les prix de vente en boutique.

Les ventes de bijoux et de montres résistent-elles vraiment en France ?

Oui, selon Francéclat, le marché domestique a progressé de 1% en 2025 pour atteindre 5,9 milliards d’euros, tandis que les exportations françaises de bijouterie-joaillerie ont bondi de 5%, preuve d’une demande qui reste soutenue malgré le contexte de prix élevés.

Quels pays achètent le plus de bijoux et montres français ?

L’Union européenne reste le premier marché, avec l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne en tête, suivie des États-Unis, de Hong Kong et de la Chine. La Suisse occupe une place à part, concentrant plus d’un cinquième des exportations horlogères françaises.

Sources

Estelle Fontaine
Signature éditoriale de la rédaction de every-web.com — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.

ARTICLES SIMILAIRES

Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

LES DERNIERS ARTICLES