Manger plus de protéines pour rester en forme est devenu un réflexe pour beaucoup d’adultes soucieux de leur santé. Une vaste analyse scientifique menée par une équipe de l’université du Wisconsin-Madison vient pourtant nuancer cette idée reçue : au-delà d’un certain seuil, l’excès de protéines pourrait favoriser des mécanismes associés à un vieillissement moins favorable, plutôt que de le ralentir.
Une analyse de plus de 350 études scientifiques
Publiés dans une revue scientifique du groupe Cell Press, ces travaux ont passé en revue plus de 350 publications consacrées aux liens entre protéines, métabolisme et vieillissement. Conclusion des chercheurs : pour la majorité des adultes sédentaires, une consommation excessive et prolongée de protéines n’apporterait pas de bénéfice supplémentaire et pourrait même activer des mécanismes cellulaires liés à un vieillissement accéléré.
Ce constat s’ajoute à d’autres travaux qui interrogent régulièrement nos habitudes alimentaires à risque, qu’il s’agisse du sel, du sucre ou, ici, d’un excès de protéines longtemps considéré comme sans danger.
Le rôle clé de la voie mTOR et de l’hormone FGF21
Le mécanisme mis en avant repose notamment sur la voie mTOR, un régulateur cellulaire de la croissance et de l’anabolisme. Une alimentation très riche en protéines active fortement cette voie, ce qui stimule la prolifération cellulaire mais limiterait aussi certains processus de régénération associés à la longévité.
À l’inverse, une alimentation modérée en protéines favoriserait la production de FGF21, une hormone qui aiderait l’organisme à mieux dépenser son énergie, à réguler la glycémie et à limiter l’inflammation chronique, trois facteurs directement liés au vieillissement en bonne santé.
- Voie mTOR activée en excès : prolifération cellulaire, moins de régénération
- Trois acides aminés pointés du doigt : méthionine, isoleucine et valine
- FGF21 : une hormone protectrice favorisée par une consommation modérée
Des besoins qui varient selon l’âge et l’activité physique
Les chercheurs sont toutefois catégoriques sur un point : il ne s’agit pas d’inviter tout le monde à réduire drastiquement ses apports en protéines. Les besoins ne sont pas les mêmes selon l’âge, l’état de santé et le niveau d’activité physique. Sportifs, femmes enceintes, personnes malades ou certains seniors en perte de masse musculaire restent des publics pour lesquels un apport protéique suffisant, voire renforcé, demeure indispensable.
Le message s’adresse avant tout aux adultes sédentaires qui multiplient les compléments protéinés ou les régimes hyperprotéinés sans réel besoin physiologique, davantage guidés par une tendance nutritionnelle que par une recommandation médicale personnalisée.
Ce que cela change concrètement au quotidien
Plutôt que de miser sur un seul macronutriment, les chercheurs invitent à replacer l’alimentation dans une hygiène de vie globale, aux côtés d’autres leviers déjà documentés comme le triptyque sommeil, marche et musculation. Cette approche rejoint aussi les priorités affichées récemment en matière de politique nutritionnelle en France, qui insiste de plus en plus sur l’équilibre global plutôt que sur un seul indicateur.
Questions fréquentes
Faut-il arrêter de consommer des protéines ?
Non. Les protéines restent indispensables à l’organisme. L’étude pointe uniquement les excès prolongés chez les adultes sédentaires, pas un besoin de suppression.
Qui doit rester vigilant sur ses apports en protéines ?
Les sportifs, les femmes enceintes, les personnes malades et certains seniors en perte musculaire ont des besoins spécifiques, souvent plus élevés, qui ne sont pas concernés par cette mise en garde.
Quels acides aminés sont particulièrement visés ?
Les chercheurs citent la méthionine, l’isoleucine et la valine, trois acides aminés essentiels dont l’excès activerait fortement les mécanismes de croissance cellulaire liés au vieillissement.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
