Depuis le 1er juin 2026, tous les déménageurs professionnels de France appliquent une nouvelle grille de salaires, que leur entreprise ait ou non signé l’accord initial. Ce changement, passé relativement inaperçu du grand public, en dit pourtant long sur la santé d’un secteur déjà fragilisé par la baisse structurelle du nombre de déménagements en France.
Une grille de salaires imposée à tout le secteur
L’avenant n°24 relatif aux rémunérations conventionnelles dans les entreprises de transport de déménagement, signé le 21 janvier 2026, a été étendu par un arrêté publié au Journal officiel le 6 mai 2026. Concrètement, ses dispositions s’appliquent désormais à l’ensemble des employeurs et salariés relevant de la convention collective nationale des transports routiers et des activités auxiliaires du transport, et plus seulement aux entreprises signataires de l’accord.
Depuis le 1er juin 2026, les salaires bruts horaires prévus par cette grille, hors cadres, s’échelonnent de 12,03 € à 21,03 €, pour une revalorisation moyenne de 1,18 % sur l’ensemble des catégories socio-professionnelles de la branche. Un ajustement modeste, mais qui remplace intégralement les anciens tableaux de rémunérations minimales.
Un secteur qui doit composer avec moins de déménagements
Cette revalorisation intervient dans un contexte particulier : le nombre de déménagements en France recule structurellement depuis une décennie. En 2023, 5,9 millions de personnes ont changé de résidence principale, soit 8,8 % de la population, contre 10,8 % en 2013. La grande majorité de ces déménagements restent locaux, avec une distance médiane de 18,8 km, et 71 % d’entre eux s’effectuent au sein d’un même département.
Le secteur du déménagement se retrouve ainsi pris en tenaille : d’un côté, une base de clients qui se réduit sur le temps long ; de l’autre, des coûts salariaux qui progressent, même modérément. Cette situation pèse notamment sur les petites entreprises artisanales, qui ne bénéficient pas des économies d’échelle des grands groupes du secteur.
Ce que cela change concrètement
- Les entreprises non signataires de l’accord initial doivent désormais appliquer la nouvelle grille, sous peine de sanctions ;
- Les salariés du secteur bénéficient d’un plancher de rémunération harmonisé, quelle que soit la taille de leur employeur ;
- Les ménages qui envisagent un déménagement pourraient, à terme, voir cette revalorisation salariale se répercuter, même modestement, sur le prix des devis.
Certains particuliers cherchent déjà des solutions alternatives face à la pression sur les prix, comme le covoiturage de meubles entre particuliers, tandis que d’autres facteurs, comme les périodes de forte chaleur, continuent d’influencer le choix du moment pour déménager.
Questions fréquentes
Depuis quand la nouvelle grille de salaires des déménageurs s’applique-t-elle ?
Depuis le 1er juin 2026, à la suite de l’extension de l’avenant n°24 par arrêté publié au Journal officiel le 6 mai 2026.
Quels salaires prévoit cette nouvelle grille ?
Des salaires bruts horaires, hors cadres, compris entre 12,03 € et 21,03 €, pour une revalorisation moyenne de 1,18 % sur l’ensemble de la grille.
Cette grille s’applique-t-elle à toutes les entreprises de déménagement ?
Oui : l’extension par arrêté rend l’accord obligatoire pour tous les employeurs et salariés du secteur, y compris ceux qui n’avaient pas signé l’accord initial.
Sources
- Légifrance — Convention collective des transports routiers, avenant relatif aux rémunérations dans le déménagement
- OTRE — Extension de l’avenant sur les rémunérations dans le déménagement
- L’Officiel des Métiers — Déménagement : nouvelles grilles de salaires au 1er juin
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
