Le classement des plus gros vendeurs de vêtements en France vient d’être rebattu. Selon les chiffres présentés le 21 septembre 2026 par l’Institut français de la mode, l’ultra fast-fashion continue de grignoter des parts de marché, portée par Shein et Temu, tandis que les enseignes françaises comme Kiabi tiennent bon. En toile de fond, une nouvelle loi entrée en vigueur début septembre change déjà la donne pour les acheteurs.
Un marché de l’habillement toujours en recul
Sur les sept premiers mois de 2026, les ventes de vêtements et textiles ont encore reculé de 1,5 % en France, après une baisse de 1,6 % sur l’ensemble de 2025. Un effet ciseaux se dessine : le commerce en ligne progresse de 2,6 %, pendant que les boutiques physiques perdent 3,1 %. Une tendance qui confirme ce que montrait déjà notre article sur la baisse du budget mode des Français.
Dans ce contexte morose, l’ultra fast-fashion et la seconde main tirent leur épingle du jeu : à elles deux, ces deux familles d’acteurs captent désormais environ 25 % des volumes de vêtements vendus en France.
Shein grimpe, Kiabi résiste en tête
Dans le classement des enseignes préférées des consommateurs établi par l’Institut français de la mode, Kiabi conserve la première place, avec un prix moyen de l’article à 11 euros. Shein talonne l’enseigne française en seconde position, gagnant trois places en un an, avec un article vendu en moyenne 10 euros. E.Leclerc complète le podium des surprises en grimpant à la septième place, gagnant cinq rangs, pour un panier moyen de 12 euros par pièce.
Autre signal fort : Shein, Temu et AliExpress représentent ensemble 29 % des achats de vêtements en ligne en volume sur les sept premiers mois de l’année. De quoi relancer le débat sur la résistance des distributeurs français face à la concurrence asiatique, un sujet que nous suivions déjà avec la progression du marché de l’occasion.
Une loi anti-fast-fashion entrée en vigueur
C’est dans ce climat que la loi française visant à encadrer l’ultra fast-fashion a pris effet le 1er septembre 2026, après son adoption par le Parlement le 29 juin. Le texte, l’un des plus stricts au monde sur le sujet, instaure une taxe par article pour les vêtements relevant de l’ultra fast-fashion : 50 centimes pour un sous-vêtement, 2 euros pour un tee-shirt, 9 euros pour un jean et 12 euros pour une veste en 2026. Ce malus doit grimper progressivement, jusqu’à 19,50 euros par article d’ici 2030.
La loi interdit également toute publicité pour l’ultra fast-fashion en France, y compris les partenariats rémunérés avec des influenceurs sur les réseaux sociaux. Elle cible nommément Shein, Temu et AliExpress. Le détail de ce barème avait déjà été présenté dans notre article sur le malus fast-fashion et son impact sur le prix des achats.
Ce que ça change pour les acheteurs
- Les prix des plateformes d’ultra fast-fashion devraient progressivement augmenter à mesure que la taxe grimpe.
- Les publicités pour ces plateformes, notamment via les influenceurs, doivent disparaître des réseaux sociaux français.
- Les enseignes françaises comme Kiabi ou E.Leclerc misent sur leur ancrage local et leurs prix d’entrée de gamme pour résister.
- La seconde main continue de progresser comme alternative, portée par le même mouvement de fond.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’ultra fast-fashion ?
Il s’agit d’un modèle de vente de vêtements à très bas prix, renouvelés en continu et produits en très grandes quantités, porté en France par des plateformes comme Shein, Temu ou AliExpress.
Depuis quand la taxe anti-fast-fashion s’applique-t-elle ?
La loi est entrée en vigueur le 1er septembre 2026, après son adoption par le Parlement le 29 juin 2026. Le montant de la taxe par article doit augmenter chaque année jusqu’en 2030.
Les enseignes françaises résistent-elles face à Shein ?
Oui, dans une certaine mesure : Kiabi reste en tête du classement des ventes de vêtements en France et E.Leclerc progresse, même si Shein continue de gagner des places et des parts de marché en ligne.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
