Moins de naissances en France : ce que change le nouveau congé de naissance pour les parents

La France continue d’enregistrer moins de naissances chaque année, un mouvement qui s’accélère en 2026. Dans le même temps, un nouveau droit vient d’entrer en vigueur pour les jeunes parents : le congé de naissance indemnisé. Voici ce que disent les derniers chiffres et ce que ce nouveau congé change concrètement.

Un niveau de naissances au plus bas depuis 1945

Selon les données de l’Insee publiées le 30 juillet 2026, environ 314 000 bébés sont nés en France entre janvier et juin 2026, contre plus de 317 000 sur la même période en 2025, soit une baisse de 1,1 %. Si la tendance se poursuit, l’année 2026 devrait compter environ 635 000 naissances, contre 644 000 en 2025 : un plus bas historique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le taux de fécondité s’établissait à 1,61 enfant par femme en 2024, l’un des plus élevés de l’Union européenne malgré la baisse continue. Autre fait marquant : la France a enregistré en 2025, pour la première fois depuis 1945, un solde naturel négatif, c’est-à-dire davantage de décès que de naissances, une situation qui devrait se reproduire en 2026.

Le nouveau congé de naissance indemnisé : ce qui change

Créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 et entré en vigueur le 1er juillet 2026, ce congé supplémentaire s’ajoute aux congés maternité, paternité et d’accueil de l’enfant déjà existants, sans les remplacer. Il concerne les enfants nés ou adoptés depuis le 1er janvier 2026 et s’adresse à tous les parents en activité : salariés, agents publics comme indépendants.

  • Durée : jusqu’à 1 à 2 mois par parent, pris en une fois ou de manière fractionnée.
  • Indemnisation : 70 % du salaire net le premier mois, 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale (4 005 € au 1er janvier 2026).
  • Démarche : informer son employeur au moins un mois avant le début du congé souhaité.
  • Ordre de prise : ce congé ne peut être posé qu’après les congés maternité, paternité et d’accueil de l’enfant.

Pourquoi ces deux sujets se répondent

Le recul des naissances alimente depuis plusieurs années le débat public sur le soutien à la parentalité en France. Le nouveau congé de naissance fait partie des réponses apportées par les pouvoirs publics pour alléger la période qui suit une naissance, sans qu’aucune étude ne permette à ce stade de mesurer un effet sur la natalité elle-même : les motifs de la baisse (report de l’âge du premier enfant, coût de la vie, incertitude économique) sont documentés comme multifactoriels par les démographes.

Pour aller plus loin sur ces sujets, retrouvez nos autres articles dans Famille, Bébé & Enfant, Vie Pratique & Société et Banque, Finance & Crédit.

Questions fréquentes

Qui peut bénéficier du congé de naissance en 2026 ?

Tous les parents en activité — salariés, agents publics ou travailleurs indépendants — dont l’enfant est né ou a été adopté depuis le 1er janvier 2026.

Le congé de naissance remplace-t-il le congé maternité ou paternité ?

Non, il s’y ajoute. Il ne peut être pris qu’après le congé maternité, le congé paternité et d’accueil de l’enfant, ou le congé d’adoption.

Pourquoi le nombre de naissances baisse-t-il en France ?

Les démographes évoquent plusieurs facteurs combinés : report de l’âge du premier enfant, coût de la vie et incertitude économique, sans qu’un facteur unique n’explique la tendance observée depuis plusieurs années.

Sources

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