Gaz à effet de serre en France : la baisse s’accélère, portée par le chauffage et les transports

Les émissions de gaz à effet de serre en France devraient reculer de 2,8 % en 2026, selon le dernier baromètre du Citepa, l’organisme chargé d’établir le bilan officiel des rejets de CO2 du pays. Ce recul est plus marqué que celui observé en 2025 (-2,1 %) et ramène les émissions françaises à environ 349,4 millions de tonnes équivalent CO2 sur l’année.

Le chauffage et les transports en tête de la baisse

Deux secteurs portent l’essentiel de ce recul. Les transports, qui représentent environ un tiers des émissions françaises, affichent une diminution attendue de 4,8 % sur l’année. Le bâtiment contribue également de façon notable : la baisse de la consommation de gaz naturel pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et la cuisson dans les logements et les bureaux explique une bonne part de l’amélioration. Cette tendance fait écho à la généralisation des équipements aidés, comme le détaille notre article sur la pompe à chaleur aidée pour les ménages modestes, qui accompagne justement ce basculement hors du gaz.

Un recul réel, mais encore insuffisant pour 2030

Si la direction est la bonne, le rythme de réduction reste nettement inférieur à ce qu’exigeraient les objectifs climatiques fixés à l’horizon 2030. Le Citepa souligne que la baisse enregistrée en 2026, bien supérieure à celle de 2025, devrait se répéter plusieurs années de suite et s’intensifier pour que la trajectoire nationale rejoigne la courbe prévue par la stratégie bas-carbone.

Cette marge de progression rejoint un constat plus large déjà observé ailleurs : la réparation plutôt que le remplacement, portée par le succès des repair cafés et du bonus réparation, ou encore la seconde main dans la mode avec la fin de la destruction des invendus, participent eux aussi, à leur échelle, à limiter les émissions liées à la production et au transport de biens neufs.

Ce que cela change concrètement

  • Les ménages ayant basculé vers des équipements moins gourmands en gaz naturel contribuent directement à la baisse constatée sur le secteur du bâtiment.
  • La baisse des émissions des transports profite notamment de l’évolution du parc automobile et des usages de mobilité.
  • Le niveau atteint reste un point de référence que le gouvernement et les filières devront dépasser chaque année pour respecter la trajectoire 2030.

Questions fréquentes

Qui calcule les émissions de gaz à effet de serre de la France ?

C’est le Citepa (Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique) qui établit chaque année le bilan officiel des émissions françaises, à partir duquel l’État suit sa trajectoire climatique.

Pourquoi les transports pèsent-ils autant dans ce bilan ?

Les transports représentent environ un tiers des émissions totales du pays, ce qui en fait historiquement le secteur le plus déterminant pour faire évoluer la trajectoire globale, qu’il s’agisse des véhicules particuliers, du fret ou des usages professionnels.

La baisse de 2026 suffit-elle à atteindre les objectifs de 2030 ?

Non : malgré un recul plus marqué qu’en 2025, le rythme constaté reste inférieur à la réduction annuelle moyenne nécessaire pour respecter la trajectoire fixée par la stratégie nationale bas-carbone à l’horizon 2030.

Sources

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