Dentaire, médicaments, transports sanitaires : plusieurs projets de décrets s’apprêtent à réduire la prise en charge de la Sécurité sociale sur des postes de soins très courants. Résultat attendu pour les Français : une nouvelle hausse des cotisations de mutuelle santé dès 2027, avec des répercussions concrètes sur le budget des ménages.
Ce qui change concrètement
Plusieurs textes réglementaires, actuellement en préparation, prévoient d’augmenter la part restant à la charge des complémentaires santé sur quatre familles de soins :
- Soins dentaires courants : la participation de l’Assurance maladie reculerait d’environ 60 % à 50 %, la part complémentaire progressant de 35-45 % à 50-60 % selon les actes.
- Médicaments à service médical rendu modéré : leur taux de remboursement par la Sécurité sociale pourrait chuter de 30 % à 15 % dans le pire des cas.
- Transports sanitaires (VSL, ambulances hors urgence) : la prise en charge de base diminuerait, autour de 45-50 % contre un niveau supérieur aujourd’hui.
- Dispositifs médicaux (orthèses, certains appareillages) : même logique de transfert partiel vers les organismes complémentaires.
Ces mesures sont annoncées pour une entrée en vigueur échelonnée entre le 1er octobre 2026 et le 1er janvier 2027.
Pourquoi ce transfert vers les mutuelles
L’objectif affiché est de contenir le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale. En reportant une partie du coût de certains soins vers les organismes complémentaires, l’État espère réaliser des économies budgétaires sans toucher frontalement au niveau de remboursement affiché aux assurés sur leur carte Vitale. Le montant total transféré aux mutuelles, mutuelles interprofessionnelles et institutions de prévoyance est évalué entre 1,4 et 1,7 milliard d’euros selon les estimations, dont plus d’un milliard rien que pour le poste dentaire.
Quel impact sur votre cotisation de mutuelle
Concrètement, ce sont les organismes complémentaires qui devront absorber ce surcoût — et ils le répercuteront, au moins en partie, sur les cotisations des adhérents. Une taxe exceptionnelle sur les complémentaires santé avait déjà pesé sur les tarifs en 2026 ; les professionnels du secteur anticipent désormais un nouveau tour de vis en 2027, au moment où les mutuelles retrouveront une pleine liberté tarifaire. Pour un foyer, cela peut représenter plusieurs dizaines d’euros supplémentaires par an, en particulier pour les contrats couvrant largement le dentaire ou les médicaments à faible taux de remboursement.
Comment anticiper la hausse
- Relire sa grille de garanties dentaire et pharmacie avant l’entrée en vigueur des décrets, pour vérifier le niveau réel de couverture proposé.
- Comparer plusieurs devis de mutuelle santé dès l’automne, période où les nouveaux tarifs 2027 commencent à circuler.
- Anticiper les devis dentaires ou l’achat de dispositifs médicaux avant les dates de bascule si un traitement est déjà prévu.
- Vérifier l’éligibilité à des dispositifs d’aide (complémentaire santé solidaire) si la hausse fragilise le budget du foyer.
Ce dossier touche aussi de près les questions de budget et finances des ménages, ainsi que la préparation de la retraite, période où les dépenses de santé pèsent souvent plus lourd dans les arbitrages financiers.
Questions fréquentes
Ces déremboursements sont-ils déjà appliqués ?
Non, il s’agit à ce stade de projets de décrets. Les dates avancées s’échelonnent entre le 1er octobre 2026 et le 1er janvier 2027, sous réserve de la publication définitive des textes.
Toutes les mutuelles vont-elles augmenter leurs cotisations de la même façon ?
Non. La hausse dépendra du niveau de garanties de chaque contrat : plus une formule couvre largement le dentaire, les médicaments ou les dispositifs médicaux concernés, plus l’impact sur la cotisation sera sensible.
Existe-t-il des solutions pour limiter la hausse ?
Comparer les offres avant le renouvellement annuel, ajuster le niveau de garanties à ses besoins réels et vérifier son éligibilité à des dispositifs d’aide restent les leviers les plus efficaces pour limiter l’impact sur le budget.
Sources
L’Argus de l’assurance —
Doctissimo —
Public Sénat
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
